Illustration : Business Partnership Facility 2026 : jusqu’à 300 000 € de cofinancement pour des projets innovants et durables

Business Partnership Facility 2026 : jusqu’à 300 000 € de cofinancement pour des projets innovants et durables

Publié le

Date limite
Encore 18 jours
Dotation
jusqu'à 300 000 euros
Lieu
International
Pour qui
Professionnel

Cofinancement jusqu'à 300 000 € pour des partenariats entre entreprises européennes et acteurs locaux dans les pays en développement. Date limite : 31 octobre 2026.

La Business Partnership Facility (BPF) lance sa deuxième édition de l’année 2026 avec une nouvelle opportunité de cofinancement destinée aux projets innovants développés en partenariat entre des entreprises européennes et des acteurs de pays en développement. Le dispositif propose un soutien financier pouvant atteindre 300 000 euros par projet, dans la limite de 50 % du coût total admissible.

Ouvert à tous les secteurs d’activité, cet appel à projets vise à encourager les solutions capables de répondre à des défis économiques, sociaux et environnementaux tout en favorisant le développement d’activités commerciales durables. Les entreprises, coopératives, institutions de recherche et autres organisations locales intéressées peuvent ainsi rechercher un partenaire européen pour concevoir et mettre en œuvre un projet à impact.

Un dispositif pour rapprocher innovation, entreprises et développement durable

La Business Partnership Facility soutient depuis dix ans des collaborations entre des entreprises européennes et des acteurs implantés dans des pays en développement. Son objectif est de transformer des besoins locaux en possibilités d’innovation, de croissance économique et d’amélioration durable des conditions de vie des populations.

Le programme est mis en œuvre par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la coopération au développement, avec l’appui de partenaires institutionnels et économiques luxembourgeois.

Pour cette deuxième édition de 2026, la BPF met à disposition un cofinancement pouvant atteindre 300 000 euros afin d’accompagner des projets qui associent une ambition commerciale à des retombées positives pour le pays dans lequel ils seront réalisés.

L’appel concerne les projets mis en œuvre dans les pays admissibles à l’aide publique au développement, selon les critères du Comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La liste comprend plus de 140 pays et territoires éligibles.

Quels projets peuvent bénéficier du financement ?

La BPF accueille des projets issus de tous les secteurs d’activité, à condition qu’ils proposent une solution innovante à un défi de développement clairement identifié et contribuent aux Objectifs de développement durable (ODD).

Les projets peuvent intervenir à différents stades de développement : étude de faisabilité, conception d’un prototype ou d’un produit minimum viable (MVP), lancement d’un projet pilote sur un nouveau marché, structuration d’une filière de production ou déploiement à plus grande échelle d’une solution existante.

Les initiatives peuvent notamment porter sur :

  • L’agriculture, la transformation agroalimentaire et la sécurité alimentaire ;
  • L’accès à l’eau potable et l’amélioration des conditions de vie ;
  • La santé et l’accès à des services essentiels ;
  • L’éducation, la formation et le développement des compétences ;
  • La création d’emplois et l’amélioration des moyens de subsistance ;
  • Les technologies et les solutions numériques adaptées aux besoins locaux ;
  • Les procédés de production innovants et le développement de filières économiques ;
  • Les solutions contribuant à la protection des écosystèmes et à la lutte contre les changements climatiques.

Cette liste est indicative. L’essentiel est de présenter une solution qui se distingue suffisamment de ce qui existe déjà sur le marché local, qui répond à un besoin concret et dont la viabilité économique peut être démontrée.

En revanche, les activités relevant des secteurs des armes, des mines, de l’alcool, des jeux de hasard, du tabac, de la pornographie, des industries extractives et des énergies non renouvelables ne peuvent pas être incluses dans les projets cofinancés.

Quel est le montant du cofinancement ?

Le financement de la BPF peut atteindre 300 000 euros , sans dépasser 50 % du coût total du projet soumis.

Cela signifie que les partenaires doivent prévoir un financement complémentaire pour couvrir le reste du budget. Pour un projet dont le coût total est de 600 000 euros, par exemple, un cofinancement de 300 000 euros correspondrait à la limite maximale de 50 %, sous réserve de l’éligibilité du projet et de son acceptation.

Les dépenses doivent être directement nécessaires à la mise en œuvre du projet, réellement supportées par les porteurs et justifiées par des pièces comptables. Elles peuvent notamment concerner les investissements, les équipements, les ressources humaines, les formations et certains frais de déplacement.

Le dispositif ne constitue donc pas une subvention sans contrepartie financière : les partenaires doivent être capables de mobiliser les ressources nécessaires pour financer la part restante et démontrer que le projet pourra continuer à fonctionner après la période de cofinancement.

Qui peut participer à cet appel à projets ?

La candidature doit être construite autour d’un partenariat international comprenant au minimum un partenaire principal européen et un partenaire local établi dans un pays en développement éligible.

1. Le partenaire principal européen

Le partenaire principal est responsable du dépôt de la candidature, de la coordination du projet et de la signature de l’accord de cofinancement avec LuxDev.

Il doit s’agir d’une entreprise commerciale ou d’une coopérative légalement enregistrée au Luxembourg ou dans un autre pays de l’Union européenne. Les associations, ONG, fondations, entreprises individuelles et établissements d’enseignement supérieur ne peuvent pas assurer ce rôle de partenaire principal.

Le partenaire principal doit remplir les conditions suivantes :

  • Être enregistré depuis au moins trois ans à la date limite de candidature ;
  • Employer au moins cinq salariés sous contrat de travail conforme à la législation nationale ;
  • Justifier d’un chiffre d’affaires annuel moyen d’au moins 500 000 euros sur les trois exercices précédant l’année de lancement de l’appel, ou respecter la règle alternative liée au montant du cofinancement demandé ;
  • Être conforme aux règles européennes applicables aux aides dites « de minimis ».

La règle relative au chiffre d’affaires permet à certaines entreprises de solliciter un montant inférieur au plafond de 300 000 euros. Par exemple, une entreprise présentant un chiffre d’affaires annuel moyen de 300 000 euros sur les trois exercices concernés ne peut pas demander plus de 100 000 euros au titre de cette règle, puisque son chiffre d’affaires doit représenter au moins trois fois le cofinancement sollicité.

Les candidats doivent également vérifier leur situation au regard du plafond des aides de minimis, qui est généralement de 300 000 euros sur une période de trois exercices fiscaux consécutifs.

2. Le partenaire local dans un pays en développement

Le partenaire local doit être une entité légalement enregistrée dans le pays où le projet sera mis en œuvre, à condition que ce pays figure parmi les destinations éligibles.

Il peut notamment s’agir :

  • D’une entreprise privée ;
  • D’une organisation ou institution publique ;
  • D’une université ou d’un institut de recherche ;
  • D’un acteur de la société civile.

Contrairement au partenaire principal européen, le partenaire local n’est pas soumis à des conditions administratives particulières concernant son ancienneté, son chiffre d’affaires ou son nombre de salariés. Il doit toutefois être légalement établi dans le pays de mise en œuvre et disposer d’une expertise pertinente pour le projet.

Le partenariat doit présenter un intérêt réel pour chaque partie. Les compétences, les responsabilités, les contributions financières et les bénéfices attendus doivent être clairement répartis.

Des partenaires supplémentaires peuvent également être associés au projet, notamment pour apporter une expertise technique ou un financement complémentaire. La BPF recommande toutefois de limiter le partenariat à quatre partenaires au maximum afin de faciliter la mise en œuvre.

À noter : un partenariat composé uniquement d’un partenaire principal et d’un seul partenaire local n’est pas éligible lorsque les deux entités sont sous contrôle commun, directement ou indirectement.

Quels sont les critères de sélection ?

Le montant demandé ne suffit pas à rendre un projet compétitif. La BPF examine notamment les éléments suivants :

L’innovation et le rapport coût-efficacité. La solution proposée doit se distinguer suffisamment des produits, services ou approches déjà présents sur le marché local. Son coût doit être cohérent avec les résultats attendus.

L’impact économique, social et environnemental. Le projet doit contribuer à des objectifs de développement clairement identifiés, par exemple la création d’emplois, la réduction de la pauvreté, l’accès aux soins ou la préservation des ressources naturelles.

La viabilité financière. Les partenaires doivent démontrer que l’activité pourra générer des revenus à court ou à long terme et poursuivre ses opérations après la fin du soutien financier.

La valeur ajoutée du cofinancement. Le dossier doit expliquer pourquoi le financement de la BPF est nécessaire et en quoi il permettra d’obtenir des résultats qui n’auraient pas été atteints dans les mêmes conditions sans ce soutien.

L’équilibre du partenariat. Les compétences et les contributions des différents partenaires doivent être complémentaires. Chacun doit tirer un bénéfice concret de la collaboration.

Le transfert de technologies et de savoir-faire. Le projet doit favoriser la transmission de technologies, de compétences ou de méthodes de travail du Nord vers le Sud. La formation des partenaires locaux, l’évaluation des compétences acquises et la durabilité de ce transfert sont particulièrement importantes.

Un projet solide devra donc présenter à la fois une réponse innovante à un problème réel, un modèle économique crédible et des résultats mesurables pour les populations concernées.

Comment se déroule la procédure de candidature ?

La sélection se déroule en plusieurs étapes.

Étape 1 : dépôt d’une note conceptuelle

Jusqu’au 31 octobre 2026, les partenaires doivent soumettre une première présentation de leur projet sur la plateforme officielle. Cette note doit notamment décrire le projet envisagé, les partenaires impliqués et la nature de leur collaboration.

Étape 2 : présélection

Les candidatures reçues sont examinées au regard des critères administratifs et des critères de sélection. Une première vérification de la solidité du projet et du partenariat est également effectuée.

La phase de présélection est prévue entre novembre et décembre 2026, selon le calendrier publié par la BPF.

Étape 3 : préparation d’une proposition détaillée

Les candidats présélectionnés sont invités à présenter un dossier plus complet, comprenant notamment :

  • Une description détaillée du projet ;
  • Un budget prévisionnel ;
  • Un business plan ou une analyse de la viabilité économique ;
  • Un plan d’activités ;
  • Une chaîne de résultats alignée sur les Objectifs de développement durable ;
  • Une présentation du partenariat et des contributions de chaque partie.

Cette phase est annoncée entre janvier et mars ou avril 2027.

Étape 4 : présentation devant le comité de sélection

Les partenaires invités à cette étape devront présenter leur projet devant le comité de sélection lors d’une séance de présentation orale, suivie d’une session de questions-réponses.

Cette phase est prévue entre avril et mai 2027.

Étape 5 : contractualisation et lancement

Pour les projets retenus, la contractualisation et le démarrage des activités sont prévus entre juillet et août 2027. L’accord de cofinancement est signé entre LuxDev et le partenaire principal.

Un dispositif de suivi-évaluation est ensuite mis en place afin de suivre l’avancement du projet et les résultats obtenus.

La BPF estime qu’il faut compter environ dix mois entre le dépôt de la candidature et le lancement des premières activités.

Quels documents faut-il préparer ?

Avant de remplir le formulaire en ligne, les candidats doivent consulter le guide pratique et réunir les pièces exigées.

Les documents obligatoires mentionnés par la BPF comprennent notamment :

Pour le partenaire principal :

  • Le certificat d’enregistrement de l’entreprise ou de la coopérative ;
  • Un document attestant l’emploi d’au moins cinq salariés ;
  • Les états financiers des trois dernières années.

Pour l’ensemble des partenaires :

  • Un engagement conjoint confirmant leur volonté de présenter le projet dans le cadre de cet appel à projets.

D’autres documents peuvent être ajoutés pour faciliter la compréhension du projet, de son modèle économique, de son impact et des compétences mobilisées. Il est donc important de consulter les ressources officielles avant de soumettre le dossier.

Comment déposer sa candidature ?

Les candidatures peuvent être soumises en français ou en anglais, exclusivement via la plateforme en ligne.

Les candidats peuvent également consulter le guide pratique, le formulaire de candidature et les ressources d’information disponibles sur la page officielle.

Questions fréquentes

Quelle est la date limite de soumission ?

La date limite est le 31 octobre 2026.

Quel montant de financement est disponible ?

Le financement proposé est de jusqu'à 300 000 euros.

Quelle est la thématique de cet appel à projets ?

Cet appel à projets porte sur : projets innovants et durables à fort impact économique, social et environnemental.

Peut-on candidater en équipe ?

Oui, les candidatures en équipe sont acceptées.

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